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Agir pour Noisy

SEM Noisy Habitat : une lente mais certaine descente aux enfers

SEM Noisy Habitat : une lente mais certaine descente aux enfers

Depuis 2012, par mon mandat de conseiller municipal d’opposition, je surveille la gestion de la SEM municipale (la ville est actionnaire à 75%) qui gère 2200 logements sociaux et dont le maire est PDG.

Première anomalie constatée : les dépenses considérables (160 000 € par an) de « communication stratégique » par une société créée et dirigée par M. Moulinat. Après la réélection de M. Rivoire, celui-ci devient directeur général délégué en avril 2014 avec un salaire démesuré de 9 500 € par mois (x13,5).

Seconde anomalie : des marchés de travaux de rénovation d’immeubles entiers, d’ascenseurs et de prestations de services sont passés sans mise en œuvre des règles de publicité et de mise en concurrence.

Décembre 2014 : après de multiples demandes d’informations, restées sans réponse, auprès du maire-PDG, je décide de saisir Mme le Procureur de la République des irrégularités graves que j’ai constatées. Le Parquet ordonne immédiatement l’ouverture d’une enquête préliminaire.

Janvier 2015 : une enquête de la Brigade financière est déclenchée qui conduit à des perquisitions et saisies de nombreux documents.

Avril 2016 : après un audit de plus de 18 mois, l’Ancols – agence d’Etat chargée du contrôle des bailleurs sociaux car ils gèrent des fonds publics – rend et publie un rapport accablant sur la gestion de Noisy Habitat. L’Ancols dénonce une gestion défaillante, le non-respect des règles des marchés publics, le coût exorbitant des prestataires extérieurs, l’absence d’entretien, d’organisation, de service aux locataires, des charges abusives, etc

https://www.ancols.fr/files/live/sites/xnet/files/documents/rapport%20controle/RC%202016/RC-2014-075_SAEM-Noisy-le-Sec.pdf

Depuis 2012, la SEM enregistre de lourdes pertes chaque année. Pour éviter la faillite, la SEM s’endette à tout va (avec la garantie de la ville), paie ses fournisseurs en retard et vend son patrimoine de logements pour éponger les pertes.

Je décide de rendre ces informations publiques auprès des Noiséens dans la tribune du groupe socialiste et citoyen du magazine municipal.

Le maire refuse, à cinq reprises, de publier mes tribunes prétextant qu’elles seraient diffamatoires.

Il sera condamné cinq fois pour censure abusive par le Tribunal administratif de Montreuil.

Les tribunes seront publiées dans Le Noiséen, après injonction du Tribunal.

Les informations sur Noisy Habitat seront publiées sur ma page Facebook et celles d’un autre conseiller municipal d’opposition de mon groupe, Ibrahim Diarra, ainsi que sur celle d’un citoyen noiséen.

Nous serons tous les trois poursuivis en diffamation par M.M. Rivoire et Moulinat devant le tribunal correctionnel de Bobigny qui nous a relaxés en juin 2016 et a condamné M.M. Rivoire et Moulinat ainsi que Noisy Habitat, à payer 4 500 € pour procédure abusive.

Ils feront appel et seront à nouveau déboutés par la Cour d’appel de Paris en mars 2017.

D’autres Noiséens seront victimes de la quérulence du maire, de sa vindicte et de sa volonté de censure.

En mai 2016, nous dénonçons le projet de détruire la tour du 19 Verlaine et de disperser les 149 familles qui y habitent pour faire une juteuse opération de promotion immobilière avec l’arrivée prochaine du métro. Le relogement des occupants est la dernière des préoccupations du maire-PDG.

En juillet 2016, un conseiller municipal d’opposition est victime d’une tentative d’assassinat (9 balles de gros calibre) en bande organisée perpétrée par deux frères « entrepreneurs en peinture » (au pistolet, sans doute), travaillant pour Noisy Habitat et ayant activement milité dans les campagnes électorales du maire-PDG.

Je condamne cette dérive mafieuse inquiétante et je suis à nouveau poursuivi en diffamation pour des motifs fumeux par Noisy Habitat. Le procès aura lieu le 27 mars 2018 avec des surprises pour mes adversaires.

Mars 2018 : l’enquête de la brigade financière est achevée. De nombreux départs ont eu lieu et sont en cours à Noisy Habitat qui est exsangue. Les locataires sont laissés sans service, la SEM ne répond plus (pannes régulières de chauffage, d’ascenseurs, absence d’entretien, de réparations, charges en forte hausse injustifiée comme sur l’eau avec des tarifs différents par immeuble)

Le dénouement est proche ainsi que l’heure de rendre des comptes pour le maire-PDG et son acolyte.

La justice prend son temps mais fait son travail. Faisons-lui confiance.

 

Jean-Paul LEFEBVRE
Conseiller municipal
Président du groupe socialiste et citoyen
Ancien adjoint au maire

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Sébastien 13/03/2018 08:04

Prochain slogan... "Au Rivoire Monsieur!"